Il arrive parfois que la perspective de passer les Fêtes en famille soit un véritable cauchemar. Les relations avec les parents sont tellement tendues qu'on n'arrive plus à apprécier Noël lorsqu'on est avec eux - ou pire, on sait qu'une dispute éclatera à coup sûr.

On n'est pas obligé de passer Noël avec ses parents ou tout autre membre de la famille avec qui on ne s'entend vraiment pas.

Malgré tout, on réprime ses émotions pour que tout se passe relativement bien ou on affronte la possibilité d'une crise, sachant très bien que les Fêtes laisseront des séquelles émotionnellement affligeantes. Tout ça, parce que Noël, «ça se passe en famille». Pas sûr, dit le psychologue et médiateur Marc Pistorio. Devant une telle situation, on devrait peut-être songer à faire une croix sur la famille.

Être honnête avec soi-même

« La première chose à faire est de se demander si on souhaite maintenir ou non cette relation », avise le psychologue. Une question que plusieurs personnes n'osent même pas se poser. Comme s'il était impossible de «rompre» avec ses parents, particulièrement durant cette période de l'année où le bonheur familial semble être la norme. « Les gens s'imposent souvent des choses qui ne leur conviennent pas, souvent à cause d'un sentiment de culpabilité. Un sentiment souvent renforcé par le parent », estime Marc Pistorio.

La perspective du regard réprobateur et des semonces de vos parents à l'annonce qu'on ne passera pas les Fêtes ensemble vous semble plus pénible que de vous «forcer» à passer Noël avec eux? C'est une erreur, selon Marc Pistorio. « En faisant cela, on se met de côté. Même si cela semble difficile, il vaut mieux assumer ses sentiments et agir en conséquence. On aura ainsi le sentiment qu'on se respecte ». Et peut-être passera-t-on, enfin!, un temps des Fêtes agréable et serein.

L'important est de se donner le choix: on n'est pas obligé de passer Noël avec ses parents ou tout autre membre de la famille avec qui on ne s'entend vraiment pas. « Si on n'est pas bien quelque part ou en compagnie de certaines personnes, on a une part de responsabilité là-dedans, dit le psychologue. Il faut sortir de la victimisation et être adulte. »