La sexualité semble le sujet le plus susceptible de provoquer des accrochages.

Discuter de sexualité ou d'homophobie n'est pas chose courante dans certaines communautés. Les mères craignent que parler de sexualité avec leurs filles n'encourage celles-ci à passer à l'acte. Elles choisissent alors de ne pas aborder le sujet ou se contentent de dire que c'est interdit avant le mariage. Le message qu'elles envoient, c'est «ne me raconte pas».

Dans un univers trop strict, l'adolescente fera ce qu'elle veut, ce qui pourrait l'amener à avoir des relations sexuelles même si elle n'y est pas encore prête. Ce silence peut entraîner un sentiment de culpabilité chez les filles qui ont des rapports sexuels et faire en sorte que cette relation ne soit pas épanouissante. Même chose en ce qui concerne l'homosexualité. L'adolescente qui est en conflit intérieur et ne peut en parler va refouler son sentiment de culpabilité, ce qui pourrait l'amener à se sentir rejetée et à sombrer dans la dépression.

Avoir une bonne communication avec la mère incite la fille à faire moins de cachotteries et à avoir plus d'assurance. Parce que sa mère lui fait confiance, la jeune ne se sent pas obligée de recourir aux mensonges pour éviter des disputes.