La recomposition familiale fait en sorte que les enfants se retrouvent à cohabiter avec une nouvelle fratrie ou, à tout le moins, à circuler fréquemment entre deux noyaux familiaux. Des contacts qui peuvent amener des frictions.

Avant la recomposition, les enfants des deux familles sont heureux ensemble. Mais une fois sous le même toit, les rapports peuvent se gâter. Comment pourrait-il en être autrement! La cohabitation vient menacer la place de l'enfant auprès de son parent, mais aussi celle occupée au sein de sa famille. Alors que dans sa famille d'origine, un enfant était l'aîné, du jour au lendemain, il peut se retrouver au deuxième ou même au troisième rang.

Aussi, le territoire doit être aménagé afin de laisser à chacun son espace. L'enfant gardera-t-il sa chambre? Devra-il la partager avec un autre? Les nouveaux conjoints doivent aborder ces changements d'organisation avec les enfants en communiquant bien pour mieux négocier. Tout le monde ne peut être totalement exaucé, mais les compromis peuvent être satisfaisants pour tous, si les besoins sont respectés.

Le choc des cultures

Il faut ajouter à cela les valeurs différentes implantées dans chaque noyau familial. Les adultes proviennent de milieux aux habitudes et valeurs parfois semblables, parfois opposées. Il en va de même pour les enfants.

Il revient aux conjoints de parvenir à une entente permettant l'harmonie de ces deux mondes. Par exemple, il serait maladroit d'imposer une nouvelle alimentation à des enfants pour les initier à ce qu'on croit être plus sain.

Il en va de même lorsqu'un parent fixe des règles bien définies pour ses enfants et que son nouveau conjoint en établit de plus flexibles ou si elles sont presque inexistantes. Cette situation fait naître des sentiments d'injustice et de jalousie entre les enfants.