La Loi telle qu'elle existe depuis le 1er juin 2004 au Québec est claire: le harcèlement psychologique au travail est une conduite vexatoire qui se manifeste par des comportements, des paroles ou des gestes répétés. « Ceux-ci sont non-désirés, portent atteinte à la dignité ou à l'intégrité et ont pour conséquence de rendre le milieu de travail néfaste pour la personne qui en est victime », explique la conseillère spécialisée en matière de harcèlement psychologique à la Commission des normes du travail, Carole Dupéré.

« Une seule conduite grave peut être considérée comme du harcèlement psychologique si elle nuit sérieusement à l'individu, c'est-à-dire qu'elle a un effet nocif continu sur la personne et qu'elle porte atteinte à sa santé. Le harcèlement sexuel et les agressions physiques peuvent entrer dans cette catégorie », ajoute la spécialiste.

Cela dit, le harcèlement psychologique au travail peut se produire autant entre deux collègues qu'entre un patron et un employé. Une personne en position d'autorité peut harceler ses employés, tout comme l'inverse est aussi vrai.