Du harcèlement ou pas?
Sur son site Web, la Commission des normes du travail propose des capsules vidéo pour aider les salariés à différencier ce qui est du harcèlement psychologique de ce qui n'en est pas. Carole Dupéré donne en exemple ce cas: « Une serveuse rabaisse une de ses collègues à répétition. Elle la discrédite sur son travail d'abord, puis sur son apparence. Elle essaie de lui nuire pour la rendre moins compétente et lui faire perdre des pourboires. Il s'agirait d'un cas de harcèlement psychologique au travail », note-t-elle.
Le harcèlement psychologique peut se manifester de différentes façons, souvent sournoises, mais presque toujours répétées. En voici quelques-unes :
- ridiculiser une personne pour l'un ou l'autre des motifs énumérés dans la Charte des droits et libertés tels que le sexe, l'âge, la nationalité, l'orientation sexuelle, les convictions politiques, etc.;
- isoler volontairement une personne ou l'empêcher de s'exprimer;
- harceler sexuellement un salarié;
- agresser verbalement ou physiquement une personne;
- répandre des rumeurs sur quelqu'un;
- nuire volontairement au travail d'une personne.
Facteurs de risques
Carole Dupéré affirme qu'il est possible d'identifier des facteurs de risque. « Les manques de respect, les conflits non gérés, les problèmes de communication et d'organisation du travail et la compétitivité excessive sont des terreaux fertiles au harcèlement psychologique au travail », remarque-t-elle.
Lorsque la situation s'envenime, le harcèlement psychologique peut avoir de graves conséquences : congédiements injustifiés, problèmes de santé - par exemple, dépression ou anxiété -, atteinte à la réputation si des rumeurs ont été propagées, etc. « C'est pour toutes ces raisons qu'il ne faut pas attendre trop avant de dénoncer une telle situation », insiste la spécialiste.

