Pour contrer le phénomène de l’intimidation, qui prend de plus en plus d’ampleur dans les établissements d’enseignement, la Commission scolaire Marie-Victorin, à Longueuil, lance un plan d’action pour lutter contre l’intimidation dans 11 écoles primaires de son territoire.
Le plan d'action «L'intimidation, ça ne passe pas avec moi!» vise à outiller les jeunes, mais aussi le personnel des écoles et les parents, pour qu'ils puissent faire face à diverses situations d'intimidation comme le taxage, le harcèlement psychologique et la violence physique.
Dire non à l'intimidation
«Nous souhaitons amener les enfants à affirmer leur refus devant l'intimidation. L'angle abordé: apprendre à nos élèves à bien communiquer leurs émotions», explique Francine Désorcy, directrice de l'école Pierre-D'Iberville et responsable du comité multidisciplinaire chargé du projet. «Nous voulons que les jeunes comprennent que lorsqu'il est question d'intimidation, on ne se tait pas, on dénonce», poursuit la présidente de la Commission scolaire Marie-Victorin, Lucie Désilets.
Les 11 écoles, qui regroupent plus de 3230 élèves, ont choisi de travailler ensemble pour assurer à ceux-ci un climat d'apprentissage sain et propice à la réussite. «Ce qui fait la distinction [de ce projet], c'est la concertation de plusieurs écoles. Le partage de nos expériences et de nos connaissances a permis de trouver ensemble des actions et des moyens concrets pour prévenir, dans nos écoles, les problèmes liés au phénomène de l'intimidation», explique Mme Désorcy.
Bien que les écoles participantes présentent des milieux pacifiques, la Commission scolaire souligne que l'intimidation peut s'y retrouver sous diverses formes. Selon une étude publiée par l'Association québécoise des psychologues scolaires intitulée «L'intimidation, c'est aussi notre affaire!», environ 10 % des élèves sont victimes à un moment ou à un autre d'intimidation à l'école, et 15 % de l'absentéisme scolaire serait attribuable à la crainte de l'intimidation.
