Souhaitez-vous que ce projet soit repris ailleurs au Québec?

C'est un projet pilote que je propose au gouvernement. Le maximum acceptable pour une telle entreprise est d'accueillir six personnes malades. Au-delà de ce chiffre, c'est triste. En 17 ans, j'ai visité de nombreux centres d'hébergement et de soins de longue durée ainsi que des maisons privées de 30 à 500 unités; je sais de quoi je parle.

Le gouvernement fait-il preuve d'ouverture pour soutenir les aidants naturels?

L'aidant naturel est un esclave dans la société québécoise. Il n'est pas rémunéré et n'a aucune reconnaissance. C'est un scandale!

J'ai récemment discuté avec les chefs de cabinet de Jean Charest et de Lise Thériault, ministre déléguée aux Services sociaux. Je vais rencontrer Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés, très bientôt. J'estime que, selon leurs discours, qui mettent la priorité sur les soins à domicile, ils doivent nous soutenir. Ils doivent prêter main-forte aux aidants qui sont prêts à prendre soin d'autres personnes malades. C'est la solution qui peut nous donner du répit.

Depuis des années, vous vous impliquez beaucoup pour que les aidants naturels aient enfin le répit qu'ils méritent. À force de donner, parvenez-vous à recevoir aussi?

C'est une question qu'on ne se pose pas. Quand on vit avec une personne malade, il y a des questions qu'il ne faut pas se poser. Il ne faut même pas réfléchir. Comme disait Hubert Aquin: «Surtout, ne pas penser, agir!» C'est ce que je fais.

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