L'orthopédiste a besoin des détails de votre histoire pour évaluer votre besoin de chirurgie. Quelles sont vos douleurs? Êtes-vous limité dans vos activités? Lesquelles? Avez-vous des soucis pour le boulot, le sport, les loisirs, et quels sont-ils?

Avez-vous des documents à soumettre?

N'oubliez pas vos radiographies antérieures, les documents pertinents venus d'une autre clinique, d'un autre hôpital.

Un bon examen physique, une analyse de dossier et des radiographies, et voilà!

Poser des questions avant la chirurgie

Le chirurgien doit penser à tout ce que le patient pourrait omettre de lui dire. Il doit scruter, sonder, percer vos soucis: c'est le confesseur de votre corps.

Il ne faut pas hésiter à questionner son chirurgien. Quels sont les risques de la chirurgie envisagée? Quel sera son résultat? Ceci peut faire la différence entre une chirurgie bien réussie et un patient déçu. Souvent la chirurgie est une solution parmi d'autres.

L'orthopédiste doit vous expliquer en termes simples et accessibles les raisons de vos problèmes ou demander d'autres tests (normalement c'est votre médecin de famille, le capitaine du navire, qui aura fait ceci, mais plusieurs n'en n'ont pas.).

Cherchez du regard sur les tablettes du chirurgien un module, une articulation en plastique et demandez-lui de vous la montrer et de s'en servir pour vous aider à comprendre. Demander un dessin (c'est ce que le petit prince a fait). Un dessin vaut mille mots, un modèle vaut un livre.

Envisager d'autres solutions que la chirurgie

Ma pratique de la chirurgie m'a amené à développer ma propre approche, que j ¿appelle RATAC: elle consiste à bien informer mes patients des Risques, Avantages, Traitements Alternatifs et Conservateurs des propositions thérapeutiques ou gestes et solutions pour améliorer ou guérir leur problème.

Sachez qu'un bon chirurgien n'est pas celui qui opère le mieux, c'est celui qui a les meilleurs résultats le plus souvent et les moins bons le plus rarement possible.

C'est celui qui saura déterminer et sentir qui sera le meilleur candidat à la chirurgie ou qui, au contraire, risque de compliquer sa situation sur une table d'opération. Au lieu d'une chirurgie, le chirurgien peut proposer un traitement conservateur. C'est dans ce choix crucial que le bon chirurgien se démarque.

On apprend de nos vieux professeurs que les patients devraient se méfier d'un chirurgien sans liste d'attente, qui dégaine trop rapidement son bistouri, toujours prêt à opérer: un chirurgien ne doit opérer qu'après avoir évalué toutes les autres possibilités.