L'expression « Un gars, ça ne pleure pas! » a la vie dure. Les gars l'entendent encore trop souvent, ce qui en amène plusieurs à modeler leur comportement en conséquence. Si on en croit certains messages, un gars est aussi censé être fort, être indépendant, être en contrôle et ne pas montrer qu'il a mal. C'est faux! Ce n'est pas parce qu'on est un gars qu'on n'a pas d‘émotions et qu'on ne peut pas souffrir et pleurer.

Un adolescent qui a mal et qui croit qu’un gars est censé être capable de régler seul ses problèmes, risque de ressentir de la honte, de la colère ou de la déception.

C'est bien d'être capable de tolérer des choses, mais pas n'importe lesquelles. Si on est au bout de ses capacités physiques et psychologiques et qu'on en tolère encore plus, on risque de s'enfoncer davantage.

Mais il n'est pas toujours facile d'admettre pour un gars qu'il a besoin d'aide! À preuve, de nombreuses études et observations ont montré que les hommes consultent peu le médecin ou les psychologues ou encore attendent plus longtemps avant de le faire. La démarche d'aide à entreprendre peut pourtant se passer simplement.

Reconnaître qu'on a besoin d'aide

Le fait de penser que TOUT va mal quand on ne se sent pas bien peut mener les garçons à s'isoler, à souffrir intensément ou à ne pas voir les aspects positifs d'une situation. Quand certains aspects de sa vie fonctionnent moins bien, il faut voir ce qui va bien, que ce soit un ami qui appelle ou la partie de hockey gagnée la veille.

Un adolescent qui a mal et qui croit qu'un gars est censé être capable de régler seul ses problèmes, risque de ressentir de la honte, de la colère ou de la déception, autant d'émotions qui peuvent compliquer sa demande d'aide.

Afin de ne pas avoir l'impression d'être faibles, certains gars sont tentés de s'isoler, de se replier sur eux-mêmes, de consommer de l'alcool et des drogues ou d'avoir des comportements délinquants. Ces stratégies peuvent faire du bien pour un moment, mais à plus long terme, elles n'empêchent pas de ressentir de la douleur.

Minimiser sa peine en disant que ça va aller mieux, qu'on a connu pire, n'est pas une meilleure stratégie. Ce genre de pensées empêche encore plus les gars d'aller chercher de l'aide.