Lors des vacances d'été, la plupart des jeunes âgés de 12 à 17 ans sont très actifs sur Internet, leur terrain de jeux préféré. Même si les parents dictent à leurs enfants quelques recommandations, celles-ci ne suffisent pas à les mettre à l'abri de certaines menaces.
Selon un sondage réalisé en juin 2007 pour le compte de Symantec, une entreprise spécialisée dans les logiciels d'infrastructures, 62 % des parents des 12 à 17 ans affirment avoir surveillé le contenu des sites fréquentés par ceux-ci en utilisant, pour la plupart, la fonction «historique» de leur navigateur Internet. Cependant, seulement un tiers des parents utilisent des logiciels de filtrage afin d'assurer la sécurité de leurs enfants en ligne, et près de 40 % d'entre eux ne surveillent pas les activités de leurs enfants sur Internet.
Les parents en territoire inconnu
Malgré le fait qu'ils tiennent une vigie régulière des sites visités par leurs enfants, un quart (26 %) des répondants ont affirmé qu'ils ne connaissaient pas YouTube, le très fréquenté site d'échange de fichiers vidéo. De plus, les parents ont affirmé ne pas connaître les sites interactifs de réseautage personnel, tels que Facebook et MySpace, malgré leur présence accrue dans les médias et leur popularité grandissante. À cet effet, le sondage a révélé que 41 % des parents ne connaissent pas le site Facebook et 32 % ne connaissent pas le site MySpace. La communication entre parents et adolescents au sujet d'Internet souffre donc d'importante lacune.
«Au moment où Internet devient omniprésent, les risques potentiels auxquels sont exposés les enfants qui y naviguent vont sans nul doute s'accroître», a déclaré Signy Arnason, directrice de Cyberaide.ca, service officiel pancanadien de signalement d'enfants exploités sexuellement sur Internet et important centre d'information publique et de prévention, par l'intermédiaire de ses stratégies de sécurité en ligne et ses campagnes nationales de sensibilisation.
« Les parents n'ont d'autre choix que de s'intéresser aux activités de leurs enfants sur Internet, notamment aux sites qu'ils fréquentent ainsi qu'aux personnes avec lesquelles ils communiquent. Qu'il s'agisse de cyberintimidation, de contenus violents ou haineux, de pourriels ou de prédateurs sexuels, les parents et les enfants devraient savoir où trouver de l'aide et comment signaler des situations dangereuses sur Internet », a ajouté Mme Arnason.

