Au plan de la santé, il serait beaucoup plus bénéfique pour eux de s'adonner à d'autres activités, telles que jouer dehors, que de s'asseoir devant un écran pendant de longues heures. Au plan de la sécurité personnelle, le cyberespace est une jungle pratiquement impossible de réglementer.

Baptisé le cheval de Troie électronique, Internet regorge de sites éducatifs et de divertissements, ainsi que de sites qui permettent de communiquer avec des gens aux quatre coins du globe. Il est malheureusement le lieu de prédilection des escrocs, des pédophiles, des idéologies et du matériel dont les parents veulent mettre leurs enfants à l'abri.

Dans le but d'aider les parents à protéger leurs enfants contre le côté sombre de la Toile, le Conseil canadien de la sécurité et le Réseau éducation-médias diffusent des conseils sur la sécurité dans Internet.

Les risques des messages électroniques

S'envoyer des courriels entre amis semble une activité bien inoffensive. Toutefois, dès que les enfants se donnent leurs adresses électroniques, ils peuvent commencer à recevoir des messages réacheminés, dont certains provenant de plusieurs expéditeurs à la fois. Ce phénomène est rendu possible grâce à l'usage du champ CC qui montre les adresses électroniques à un nombre grandissant d'étrangers pouvant atteindre des centaines.

Les polluposteurs profitent de ces courriels en chaîne pour remplir à bloc des boîtes de réception de courriels non sollicités, allant de baratins commerciaux aux polluriels pornographiques et haineux. Ils peuvent également obtenir des renseignements personnels si l'adresse électronique se trouve dans des renseignements signalétiques identifiables par le biais du fournisseur de services Internet.

Lorsque vous donnez votre numéro de téléphone ou votre adresse à un ami, vous ne vous attendez pas à ce qu'il le donne à chaque personne à qui il téléphone ou envoie un courriel, et que la prochaine personne en fasse autant. La plupart des parents et enfants ne se rendent même pas compte des risques et des conséquences de cette pratique courante.

L'intimidation hors des cours d'école

Selon une étude réalisée en avril 2002 par l'oeuvre de bienfaisance pour enfants britannique NCH, plus d'un adolescent sur quatre a été victime d'intimidation par courriel ou sur le téléphone cellulaire. Les 856 répondants avaient entre 11 et 19 ans. Seize pour cent d'entre eux avaient reçu un message textuel intimidant ou menaçant, sept pour cent avaient été harcelés à un bavardoir et quatre pour cent par courriel. Une victime sur trois ne l'avait mentionné à personne.

Internet a pour effet de sortir l'intimidation des cours d'école. Personne n'en est à l'abri, même à la maison. Les brutes peuvent aller jusqu'à créer des sites Web haineux sur d'autres enfants et en diffuser l'adresse électronique dans les bavardoirs. Une brute peut intimider quelqu'un en lui envoyant constamment des courriels menaces qu'il n'oserait même pas faire en personne.

Les victimes devraient changer leur numéro de téléphone cellulaire ou adresse électronique. Si elles continuent à recevoir des messages, elles ne devraient pas avoir peur de le signaler à la police.