Le premier Indice de report de la retraite - qui mesure la confiance des travailleurs canadiens par rapport à des sujets qui ont une incidence sur la retraite - établi par la Financière Sun Life révèle que près de 44 % des Québécois actifs croient qu'ils travailleront après l'âge habituel de la retraite, soit 65 ans.

Cette situation contraste grandement avec l'âge moyen du départ à la retraite des Canadiens, qui se situait à 61 ans au cours des dernières années, selon un sondage téléphonique réalisé en décembre 2008 auprès de 1226 personnes par la société Fleishman-Hillard.

Selon Bruno Therrien, directeur régional du bureau de Sherbrooke du Groupe Investors, c'est tout le concept de la retraite qui évolue. «Les gens vivent plus vieux et ne profitent pas de la vie de la même façon qu'il y a 10 ou 15 ans. À 65 ans, ils sont en forme et ne sont pas mentalement prêts à prendre leur retraite. Ils sont actifs, veulent rencontrer des gens; ils ne sont pas prêts à aller se bercer.» Le travail à temps partiel, deux ou trois jours par semaine ou huit à dix mois par année devient une option populaire. En particulier chez les professionnels dont le travail n'exige pas d'effort physique et chez les propriétaires d'entreprises saisonnières, explique M. Therrien.