«Cela peut paraître facile et intéressant, mais il est fortement conseillé de bien lire les détails du contrat proposé avant de signer», recommande Sophie Roussin, analyste en finances personnelles à l'Union des consommateurs.

Les avantages

D'abord, les avantages. Lorsque vous cotisez à un REEE, les deux paliers de gouvernement offrent des subventions qui atteignent 30 % du montant versé. «Les intérêts sont aussi importants. Même si les montants placés ne sont pas très élevés, après 15 ou 20 ans, le total avec les intérêts est intéressant», poursuit Madame Roussin.

Les familles à très faible revenu, qui reçoivent par exemple le Supplément de la prestation nationale pour enfants, peuvent même profiter, en ouvrant un compte REEE, d'une subvention appelée Bon d'études canadien sans avoir à verser de cotisation.

Lorsque vous cotisez à un REEE, le montant investi n'est pas déductible d'impôt, contrairement à lorsque vous le faites dans un régime enregistré d'épargne-retraite (REER). Vous avez donc déjà payé l'impôt sur ce montant. C'est votre enfant qui sera imposé sur les sommes qu'il touchera lorsqu'il entreprendra ses études postsecondaires. Toutefois, il pourrait payer très peu d'impôt sur son REEE, voire pas du tout, étant donné que les revenus des étudiants sont peu élevés.