Ses collègues scientifiques lui ont donné le surnom de Madame Prostate. Docteure Marie-Élise Parent, chercheure à l’INRS – Institut Armand Frappier de Laval, mène la plus vaste étude à ce jour sur les facteurs du cancer de la prostate. Une recherche possible grâce au 1,7 M$ de subventions que lui a accordés la Société canadienne du cancer depuis 2002.
Soucieuse de promouvoir la recherche et son financement, la docteure Marie-Élise Parent participe régulièrement aux événements de la Société canadienne du cancer. Fin novembre, elle a captivé son auditoire au Colloque annuel 2008. «Le cancer de la prostate a un bon pronostic : le taux de survie à cinq ans est de 95 %. Pourquoi est-ce quand même intéressant de connaître les facteurs de risque?, interroge la docteure Parent. Parce que ce cancer - la maladie et ses traitements - provoque souvent impuissance, incontinence, dépression ou encore ostéoporose, et au final une morbidité accrue.»
Depuis 2002, 15 personnes sont occupées à temps plein pour comprendre quels éléments jouent un rôle dans l'apparition du cancer de la prostate. «On sait que l'âge et l'appartenance ethnique en font partie, mais d'autres facteurs restent méconnus, comme les habitudes de vie ou encore l'environnement», explique la docteure Parent.

