Près de 2 000 participants
La solution pour savoir quelles habitudes de vie et quel environnement accroissent le risque de cancer de la prostate: comparer le parcours d'hommes atteints et celui d'hommes qui ne souffrent pas de cette maladie. Un défi de taille. «Avant d'approcher les patients, il a fallu deux ans et demi de rencontres pour obtenir les approbations des autorités universitaires et médicales», se souvient la Dre Parent. Il manquait alors l'approbation du médecin traitant et celle du patient.
Côté groupe témoin, la Dre Parent a pu recruter des participants directement sur les listes électorales. «86 % des personnes approchées participent à l'enquête. C'est très élevé!» Le participant répond pendant deux heures aux questions d'un intervieweur. Lieu de résidence, histoire professionnelle et en particulier exposition à 300 agents chimiques utilisés dans le monde du travail, habitudes sexuelles, histoire pondérale, consommation d'alcool et de tabac et encore un tas d'autres sujets sont passés en revue. À ce jour, déjà 900 patients et 900 témoins ont été interrogés.
Résultats vers 2011
Les résultats de cette étude, qui bénéficie d'une grande notoriété dans la communauté scientifique, seront révélés dans deux ans. Impossible toutefois de ne pas questionner la docteure Parent sur les pistes qui émergent déjà . «À mon mari, je conseille la variété et la modération en matière d'alimentation, ainsi qu'une activité physique régulière. Prudence aussi avec les pesticides - qui sont des modulateurs hormonaux - et avec les produits d'épicerie à la liste d'ingrédients très longue.»
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