La rentrée aura lieu comme prévu au Québec. Il n’est pas question de fermer les écoles de façon préventive ni d’en retirer les travailleuses enceintes, indiquent Ottawa et Québec, qui préconisent plutôt des précautions visant à limiter la propagation du virus de la grippe A (H1N1).
Les autorités sanitaires canadiennes et québécoises estiment que les mesures déjà en place sont suffisantes pour l'instant et qu'il n'y a pas lieu de fermer de façon préventive les établissements scolaires ou les services de garde. L'administrateur en chef de la santé publique du Canada, David Butler-Jones, a même indiqué que renvoyer les enfants à la maison si quelques cas de grippe se manifestaient dans une école pourrait avoir des effets néfastes. «Les écoles représentent des situations contrôlées. On peut y superviser le lavage des mains, l'enseignement des mesures d'hygiène, l'information aux parents», a-t-il précisé. Sans compter que plusieurs parents pourraient être obligés de s'absenter du travail.
Dans un document mis en ligne à l'intention des établissements scolaires, Ottawa précise qu'à moins d'avis contraire, les écoles ne devraient être fermées que pour des motifs administratifs. Si trop d'enseignants et d'employés de soutien s'absentaient en raison de la maladie, par exemple.
À Québec, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, adopte une position similaire, soulignant que la propagation du virus est moins grave que prévu au Québec et que rien n'indique qu'il y a une hausse du nombre de cas dans la province.
Les autorités canadiennes et québécoises recommandent plutôt d'appliquer des mesures d'hygiène: encourager les élèves à se laver fréquemment les mains, à tousser dans leur manche et à rester chez eux s'ils sont grippés. Même chose pour les enseignants.

