Les écoles et les commissions scolaires devraient préparer des protocoles d'isolement pour mettre à l'écart les enfants qui semblent présenter des symptômes de la grippe en attendant qu'un parent vienne les chercher. La fréquence de nettoyage des salles de classe et des surfaces touchées par les élèves devrait également être accrue. Mais pas besoin de courir acheter du désinfectant pour les mains: les écoles disposent d'eau et de savon, ce qui est suffisant, estiment les autorités.
Les recommandations de Québec et d'Ottawa pourraient toutefois changer si une deuxième vague de grippe A (H1N1) frappait avec virulence plus tard à l'automne. Selon David Butler-Jones, les vagues d'influenza surviennent habituellement vers la fin de l'automne, avec un sommet entre janvier et mars.
Retrait des enseignantes enceintes
En ce qui concerne le retrait préventif des enseignantes enceintes, le Ministère attend un avis de l'Institut national de santé publique du Québec avant de se prononcer. Une étude publiée dans la revue The Lancet plus tôt cet été a démontré que les femmes enceintes risquaient davantage de connaître des complications, d'être hospitalisées ou de mourir à cause de la grippe A (H1N1).
Actuellement, c'est le médecin traitant qui juge s'il est nécessaire de recommander le retrait préventif de la travailleuse enceinte. Plusieurs enseignantes en bénéficient déjà puisqu'elles ne sont pas immunisées contre le parvovirus B19, responsable de la cinquième maladie, qui peut être dangereuse pour le fœtus.

