Perte de vitesse au Québec

Au Ministère, on se concentre sur la surveillance de la progression du virus dans la population. Les laboratoires rapportent que le nombre de cas est à la baisse depuis trois semaines. «Il semble que le nombre de cas diminue et que nous soyons à la fin de la première phase de contamination, en attente de la deuxième», explique Karine White.

La souche du virus est cependant toujours active, ce qui fait craindre de nouvelles mutations et une recrudescence plus virulente l'automne prochain, au début de la prochaine saison grippale. Le virus risque aussi de muter.

Assez de vaccins

Bien que la pandémie se caractérise jusqu'à présent par des symptômes bénins chez l'immense majorité des patients, y compris chez les Canadiens, l'OMS estime que tous les pays auront besoin de vaccins au cours des prochains mois pour contrer la deuxième vague de grippe.

L'ASPC assure que l'on a largement assez de doses de vaccin pour les Canadiens puisqu'on a commencé à constituer des réserves il y a 10 ans. De plus, grâce à des ententes avec des sociétés pharmaceutiques, le Canada est en mesure de produire près de 14 millions de doses par mois, soit suffisamment pour que tous les Canadiens en reçoivent au moins une, selon le Dr Butler-Jones.

L'Institut national de santé publique du Québec a déjà mis en branle le Plan québécois de lutte à une pandémie d'influenza. Si besoin est, toute la population se verra offrir le vaccin contre la grippe A (H1N1), en deux étapes de vaccination. Au Québec, on évalue que de 11 à 14 millions de doses (soit pour 75 % à 90 % de la population) seront prescrites.

Le vaccin sera d'abord injecté aux travailleurs de la santé appelés à côtoyer les personnes infectées. Ensuite, le Plan prévoit que le vaccin sera inoculé en priorité aux catégories suivantes de la population: les femmes enceintes, les enfants de plus de six mois atteints d'une affection chronique grave, les personnes en bonne santé âgées de 15 à 49 ans, les enfants en bonne santé, les adultes en bonne santé âgés de 50 à 64 ans et les adultes en bonne santé âgés de 65 ans et plus.

Les vaccins devraient être prêts à la fin d'octobre ou au début de novembre.

Consulter notre dossier sur la grippe A (H1N1).