Des appareils à hauts risques
Plusieurs types d'appareils d'étirement sont offerts sur Internet. La plupart fonctionnent selon le même principe: une partie de l'appareil est attachée à la cuisse, tandis que l'autre partie encercle le pénis et exerce une traction, laquelle est supposée provoquer une multiplication cellulaire des tissus. Les risques associés à ces appareils sont nombreux, surtout s'ils sont mal utilisés ou s'ils sont portés durant la nuit, comme certains sites le suggèrent. Les mises en garde des fabricants parlent d'elles-mêmes: risques de rétention de sang dans le gland, arrêt de la circulation sanguine, érosions, blessures, ulcères, douleurs et engourdissement. Certains hommes qui ont tâté l'expérience n'ont réussi qu'à étirer la peau de leur membre, désormais devenue très fripée.
Les poids fonctionnent selon le même principe que les appareils d'étirement et présentent les mêmes risques de blessure pouvant ipso facto mener à l'impuissance.
Étirement ou poids, peu importe, toute manipulation excessive du pénis peut entraîner une rupture du corps caverneux (qui permet l'érection du pénis) causant secondairement une cicatrisation assez sévère pour courber la verge en érection. Pas commode! Cette courbe pénienne a un nom: la maladie de Von Buren ou maladie de La Peyronie, décrite en 1743 par François de La Peyronie. Aucun lien avec Eva Perón.
Les pilules n'allongent pas le pénis
Les pilules proposées pour l'allongement du pénis ont à peu près toutes la même composition: herbes, vitamines et yohimbine. La yohimbine est un médicament que l'on utilisait parfois en médecine traditionnelle pour traiter l'impuissance. Depuis l'arrivée du Viagra, il est retourné à sa tribu. Soyons clairs: aucun de ces produits ne peut se vanter d'allonger le pénis en permanence. Désolée!
La taille a-t-elle de l'importance?
Le froid, des exercices de musculation excessifs, une activité intense ou le stress peuvent réduire sur une base temporaire la longueur apparente du pénis, mais à part la chirurgie, rien ne peut l'allonger de façon permanente. Prix de consolation: contrairement à ce qu'on lit dans les revues érotiques, les études démontrent que la majorité des femmes ne relient pas la grosseur du pénis à la satisfaction sexuelle. Il faut savoir que c'est le premier tiers du vagin qui est le plus sensible. La taille du pénis n'a donc que peu d'importance.
Un petit peut faire rêver; un long, n'être qu'illusion.

