Intervenir ou pas?

Voici les options qui s'offrent à vous, selon la taille de votre utérus et la gravité des problèmes que vous éprouvez.

1. Quand le fibrome est sous-muqueux et accessible par hystéroscopie, l'intervention ne nécessite pas d'anesthésie générale. Par contre, il peut être nécessaire d'effectuer une laparotomie pour l'enlever. On peut avoir des enfants par la suite, mais cela exige une césarienne puisque le muscle de l'utérus sera affaibli par la cicatrice.

2. Les femmes très incommodées par un fibrome peuvent se soumettre à l'embolisation de l'artère utérine, pratiquée par un radiologiste. Cette technique bloque l'alimentation sanguine vers le fibrome dans le but de l'atrophier et de le réduire de 40 à 60 %. La convalescence est d'à peine 24 heures, comparativement aux trois mois d'une hystérectomie. Cette intervention de pointe n'est encore offerte que dans certains centres universitaires et nécessite la recommandation d'un gynécologue.

3. Si vous avez plusieurs fibromes, mieux vaut peut-être envisager une hystérectomie. À la condition de ne plus désirer d'enfant, bien sûr.

La rare éventualité d'un cancer

Vous avez entendu dire qu'un fibrome peut se transformer en cancer? En fait, ce type de sarcome touche en majorité les femmes ménopausées. Si le médecin vous découvre un fibrome, il fera un suivi six mois plus tard pour vérifier s'il a pris du volume.

Les progrès de la science

Si vous avez des ennuis dus à des fibromes et que vous n'avez pas consulté votre médecin depuis longtemps, de peur qu'il vous propose une hystérectomie, n'hésitez pas à lui demander un nouvel avis. La chirurgie progresse rapidement et une intervention moins invasive pourrait vous convenir. À vous d'en tirer profit.