Une protéine d'espoir... à long terme

Parallèlement, des travaux menés par la docteure en sciences biologiques Sonia Do Carmo, sous la direction du professeur Éric Rassart, du Département des sciences biologiques de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), ont démontré le rôle de protection et de réparation de l'apolipoprotéine D, ou ApoD, dans les cas de maladies neurodégénératives.

Bien que l'hypothèse voulant que cette protéine joue un rôle de protection et de réparation ait été émise, il y a dix ans, jamais les scientifiques n'avaient pu le prouver. Ces résultats obtenus récemment par la docteure Do Carmo, ouvrent donc la voie à une piste intéressante pour la prévention et le ralentissement de la progression des maladies de dégénérescences évolutives.

Cette découverte représente une percée importante, mais elle ne signifie pas pour autant la mise au point d'un médicament efficace contre les maladies neurodégénératives. Le professeur Éric Rassat explique qu'il reste encore plusieurs étapes à franchir avant d'y parvenir: «On ne peut pas injecter de l'ApoD, car elle doit passer au cerveau pour être active. Aujourd'hui, nous avons réussi à démontrer le rôle de l'ApoD: nous devons maintenant arriver à comprendre comment cette protéine agit».