Diagnostiquer les maladies neurodégénératives

D'autres chercheurs ont établi que les personnes qui souffrent de troubles graves du sommeil paradoxal risquent fort de développer une maladie neurodégénérative, comme la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Ronald Postuma, de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, et le docteur Jacques MontPlaisir, de l'Université de Montréal, ont constaté que plus de la moitié des personnes qui souffrent de troubles sévères du sommeil paradoxal développent une maladie neurodégénérative dans les 12 années qui suivent leur diagnostic.

Les troubles du sommeil paradoxal sont rares, mais cette découverte, qui établit une corrélation en cette pathologie et les maladies neurodégénératives, ouvre la porte à de nouvelles méthodes de dépistage plus précoces. À l'heure actuelle, il est très difficile pour un médecin d'établir un diagnostic de la maladie d'Alzheimer avec certitude avant que la maladie soit à un stade avancé. Des améliorations aux techniques de reconnaissance des symptômes avant-coureurs représentent donc une aide précieuse à la pratique médicale.

L'importance de la recherche

À la lumière de ce qui a été démontré, les recherches vont bon train, mais il faudra des années avant d'avoir un médicament capable de stopper la progression de la maladie d'Alzheimer. Les dix prochaines années seront donc passionnantes du point de vue des chercheurs. Pour obtenir plus d'informations sur les avancées scientifiques, vous pouvez consulter le site de la Société Alzheimer du Canada dans la section recherches scientifiques.

  

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