Complications liées à une rupture d'anévrisme
La rupture d'anévrisme comporte en soi des risques sérieux, mais certaines complications viennent souvent aggraver la situation. Parmi les plus importantes, citons la récidive hémorragique, l'hydrocéphalie aiguë et le vasospasme artériel. Durant les premiers jours suivant la rupture d'anévrisme, les risques de récidives des saignements demeurent élevés. Comme cette récidive survient chez une personne dont l'état neurologique est déjà altéré, les conséquences de cette deuxième rupture sont souvent plus dramatiques que lors de la première. L'hydrocéphalie aiguë débute souvent dans les heures qui suivent l'hémorragie. Elle se manifeste par une tension intracrânienne qui progresse rapidement. Elle représente une urgence neurochirurgicale et nécessite la mise en place d'une dérivation ventriculaire externe. L'absence de traitement conduit toujours à une aggravation neurologique qui conduit au décès brutal de la personne.
Enfin, la rupture d'anévrisme entraîne souvent un violent spasme de la paroi des artères, le vasospasme artériel. Il se manifeste par une aggravation neurologique et une recrudescence des maux de tête. Le vasospasme est un phénomène accompagnant la rupture d'anévrisme et ajoute à l'insulte cérébrale, augmentant le risque de décès.
Des facteurs aggravants
Même s'ils n'en sont pas directement la cause, certains facteurs influencent le développement des anévrismes et augmentent les risques de rupture. La prise de contraceptifs oraux et la consommation excessive d'alcool en font partie, mais c'est le tabagisme qui vient au premier rang de ces facteurs.
On estime que le risque de rupture d'anévrisme est de trois à dix fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non-fumeurs et que ce risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées. De plus, non seulement les personnes qui continuent de fumer après une rupture d'anévrisme ont plus de risques de développer un nouvel anévrisme, mais selon les chercheurs, les patients fumeurs ont cinq fois plus de risques de souffrir d'un vasospasme après une telle hémorragie.
Traitement: chirurgie ou radiologie
Le traitement de la rupture d'anévrisme vise avant tout à éviter toute hémorragie subséquente une fois les complications écartées. Les deux principaux moyens utilisés pour y parvenir sont la chirurgie et le traitement endovasculaire en neuro-radiologie. La chirurgie vise à placer un petit clip de métal au niveau du collet de l'anévrisme, ce qui ferme le sac anévrismal de manière définitive. Le traitement endovasculaire consiste à colmater l'anévrisme à l'aide d'un cathéter. Ce type de traitement ne convient pas à tous les types d'anévrisme, mais il représente une solution de rechange intéressante à la chirurgie, surtout pour les personnes dont l'anévrisme est difficile à atteindre ou qu'il serait dangereux d'opérer.

