Environ 250 000 Canadiens souffrent de cette forme d'arythmie cardiaque qui est la plus répandue. Et la majorité ignore qu'ils courent cinq fois plus de risques de subir un accident vasculaire cérébral (AVC) et sont deux fois plus sujets à en mourir.

Bulletins de santé - Près d'un quart de million de Canadiens et Canadiennes atteints de fibrillation auriculaire sont cinq fois plus exposés aux AVC et deux fois plus susceptibles d'y succomber.

La fibrillation auriculaire implique un battement irrégulier du cœur, aussi appelé « arythmie », qui fait en sorte que le cœur peut battre très vite, parfois plus de 150 fois à la minute. Bien que rare chez les moins de 40 ans, son incidence augmente avec l'âge. Après l'âge de 55 ans, l'incidence de fibrillation auriculaire double à chaque décennie de vie et en présence d'autres facteurs de risque associés aux maladies du cœur et aux AVC, comme l'hypertension artérielle, le diabète et une maladie du cœur sous-jacente. « Jusqu'à 15 % des AVC sont causés par la fibrillation auriculaire. Chez les plus de 60 ans, cette proportion atteint un tiers des AVC », souligne le docteur Paul Dorian, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur et cardiologue.

L'utilité des anticoagulants

La plupart personnes aux prises avec la fibrillation auriculaire contrôlent leur problème de santé en adoptant des modes de vie sains et en prenant des anticoagulants, des médicaments qui aident à prévenir la formation de caillots à l'intérieur du cœur et à éviter que ces derniers ne se déplacent vers le cerveau. Mais malgré leur efficacité démontrée, peu de patients à risque se voient prescrire des anticoagulants oraux afin de contrôler la fibrillation auriculaire et les risques d'AVC, déplore le docteur Dorian. Leur utilisation chez les personnes de 65 ans et plus demeure sous la barre des 50 %, selon la Fondation des maladies du cœur.

Une donnée inquiétante quand on sait que les patients atteints de fibrillation auriculaire qui subissent un AVC demeurent hospitalisés plus longtemps, en ressortent plus handicapés et sont plus susceptibles de subir des récidives d'AVC.