L'exposition à court terme n'est cependant que la pointe de l'iceberg, parce qu'aucune région du pays n'est à l'abri des effets à long terme de la pollution atmosphérique. Environnement Canada estime qu'au moins 30 % des Canadiens et des Canadiennes sont exposés à des taux de particules fines dépassant le maximum acceptable. Mais là encore, entre 2001 et 2005, on n'observe aucun changement significatif des taux de pollution par particules en suspension au Canada.

La pollution atmosphérique locale peut provenir de plusieurs sources, y compris l'industrie, les véhicules, les camions fonctionnant au diésel, les centrales électriques, la poussière emportée par le vent et les feux allumés à l'extérieur. Son effet sur la santé est déterminé par la concentration de divers polluants et l'état de santé général de la personne. La pollution atmosphérique peut se déplacer sur de longues distances.

« Nous encourageons les Canadiens et les Canadiennes à modifier leurs habitudes de vie afin de réduire leurs risques, dit Dr Honos, mais la pollution atmosphérique représente un risque invasif et inévitable auquel toute la population canadienne fait face. La plupart des gens ne se rendent pas compte de son impact à court et à long terme. »

« Un air de mauvaise qualité représente un défi particulier pour notre population vieillissante et pour les personnes plus exposées aux maladies cardiovasculaires, dit Dr Honos. Comme c'est ironique de voir que des personnes qui tentent de récupérer après une maladie cardiovasculaire, ou qui tentent de l'éviter par l'activité physique, pourraient en réalité s'exposer à des risques encore plus grands à cause de la mauvaise qualité de l'air qu'elles respirent à l'extérieur lors de leur activité. »