La plus grande campagne de vaccination jamais vue au Québec se met en branle. Elle débute alors que la deuxième vague de la grippe A (H1N1) vient de faire sa première victime au Québec. Une femme de 87 ans de la région de Québec est morte le 20 octobre après avoir contracté le virus. La santé publique a recensé 174 cas d'infection au Québec depuis septembre, dont 27 ont nécessité une hospitalisation. Mais la majorité des cas ont été signalés au cours des derniers jours, ce qui fait dire au directeur de la santé publique, le Dr Alain Poirier, que nous sommes dans la deuxième vague. Une deuxième vague comme l'avait prévu les autorités qui ont décidé de devancer la vaccination.

La santé publique a recensé 174 cas d'infection au Québec depuis septembre, dont 27 ont nécessité une hospitalisation.

Où et comment se faire vacciner

La campagne de vaccination débute lundi et s'étendra graduellement. Les informations sur les modalités de la vaccination et les cliniques de vaccination régionales seront accessibles sur le site Pandémie Québec.

Les travailleurs de la santé, les personnes atteintes de maladies chroniques, les femmes enceintes, les enfants âgés de 6 mois à 5 ans, l'entourage de ceux qui ne peuvent recevoir le vaccin (nourrissons et immunodéficients) et les résidants de communautés éloignées seront vaccinés en priorité.

Les personnes qui n'appartiennent pas à un de ces groupes ne seront pas refusées dans les cliniques de vaccination, mais les autorités de la santé publique espèrent qu'elles respecteront les priorités et que tous ceux qui souhaitent se faire vacciner ne se présenteront pas la première journée. Elles demandent également à ceux qui se sentent malades d'attendre d'être guéris avant de se présenter dans une clinique de vaccination.

Le vaccin est arrivé

Québec a reçu et distribué jusqu'à 430 000 doses du vaccin. Le reste des 11,5 millions de doses commandées seront livrées au rythme de 600 000 à 800 000 doses par semaine.

Les essais cliniques menés au Canada ne sont pas encore terminés, mais le Dr Poirier assure que le vaccin est « sécuritaire » et « efficace ». Il procure une immunité environ 10 jours après l'injection et assurerait une protection de 95 % à 98 % après cette période.