La grippe A (H1N1) pourrait frapper jusqu'à 2,5 millions de Québécois au cours des prochaines semaines, selon le ministre de la Santé qui craint une forte épidémie.
Jusqu'à 35% de la population pourrait être frappée par la grippe A (H1N1) au cours des prochains mois, selon les estimations de Québec. C'est trois à quatre fois plus que lors d'une grippe saisonnière. Le directeur de la protection de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, souligne que 97 % des personnes subissant des tests pour le virus de l'influenza sont de type A (H1N1). L'indice grippal a repris de la vigueur au Québec, mais aussi au Canada, selon les dernières statistiques de Santé Canada.
La santé publique s'attend à ce que le virus A (H1N1) frappe avant Noël et se prépare en conséquence.
Pour éviter que des malades atteints de la grippe risquent de contaminer d'autres malades, Québec pourrait, par exemple, identifier des cliniques réservées uniquement aux victimes du virus A (H1N1), si le nombre de cas le justifie.
Vaccination en novembre
La campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) est toujours prévue pour le début du mois de novembre. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, espère que pas moins de 80 % de la population se fera vacciner. C'est nettement plus que pour la grippe saisonnière, alors que la vaccination touche environ la moitié de la population. Les personnes vaccinées auront le temps de développer leur immunité puisque le vaccin devient efficace contre le virus 15 jours après son administration.
Le vaccin sera d'abord administré aux personnes à risque, soit les travailleurs de la santé, les malades chroniques, les femmes enceintes et les jeunes enfants. Le reste de la population sera vaccinée à partir de la mi-novembre.
Le ministre Bolduc a rappelé que la vaccination était volontaire et qu'on ne songeait pas à obliger les citoyens à recevoir le vaccin.

