L'équipe de chercheurs, coordonnée par les Drs Guy Boivin, infectiologue au centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec, et Gaston De Serres, médecin-conseil à l'Institut national de santé publique du Québec, est arrivé à évaluer la période de contagiosité des personnes touchées par la grippe A (H1N1). Les résultats préliminaires de leur étude montrent qu'environ 15 % des personnes qui ont contracté le virus A (H1N1) étaient toujours contagieuses le huitième jour après le début de leurs symptômes. En revanche, aucun des sujets n'était encore contagieux après 10 jours.

Le virus A (H1N1) peut donc rester vivant de deux à trois jours de plus que le virus de la grippe saisonnière, selon les observations des chercheurs. Les personnes infectées par le virus de la grippe saisonnière ne sont plus contagieuses après sept jours. Ces données sont importantes pour mieux comprendre le virus et élaborer des stratégies d'isolement. Jusqu'à présente, la direction de la santé publique recommande un isolement de sept jours pour les personnes qui développaient des symptômes de la grippe.

L'étude a été menée auprès des membres de 65 familles québécoises, de mai à juillet 2009. Au total, près de 200 participants ont été rencontrés. Les premiers résultats ont été présentés le 14 septembre au congrès international Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy qui se déroulait à San Francisco. Ils devront cependant être complétés par des études en cours sur les prélèvements sanguins et comparés à ceux de travaux menés ailleurs dans le monde. L'équipe des Drs Boivin et De Serres effectuera également des analyses sur la réponse immunitaire des sujets infectés et sur la proportion de personnes touchées par le virus de la grippe A (H1N1), qui ne présentent pas de symptômes.

L'étude a été menée par une quinzaine de chercheurs, dont des épidémiologistes, des virologues et des infectiologues. L'initiative a été lancée au printemps 2009 par le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ), avec la collaboration de l'Institut national de santé publique du Québec. Une subvention de 250 000$ a été accordée aux chercheurs pour leurs travaux.

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