Les médecins de famille accoucheurs et les obstétriciens-gynécologues absorbent difficilement la hausse de natalité enregistrée ces dernières années au Québec. En cinq ans, le volume des naissances a grimpé de 16 %, alors que les effectifs médicaux n’ont pas augmenté. Plusieurs solutions peuvent toutefois être apportées pour régler le problème à court terme.
Dans la plupart des milieux hospitaliers, le manque de ressources médicales limite l'accès au suivi de grossesse dans un délai raisonnable. Il faut donc accroître le nombre d'infirmières en clinique externe et offrir le soutien d'infirmières aux médecins dans leurs cliniques privées.
Le gouvernement devrait assouplir les règles permettant d'embaucher des infirmières dans les bureaux de médecins. Ces dernières pourraient remplacer ceux-ci pour certaines visites de routine et leur permettre ainsi de faire plus de suivi de grossesses et de prise en charge de nouveau-nés. Des ententes entre le ministère de la Santé et des Services sociaux, la Fédération des médecins spécialistes et la Fédération des médecins omnipraticiens ont été établies à ce sujet. Il faudrait les concrétiser rapidement. Mais attention! Il ne faut pas dégarnir nos salles d'accouchement pour combler ces postes, mais plutôt recruter des infirmières en fin de carrière ou déjà retraitées, qui pourraient être intéressées par des postes aux horaires moins exigeants qu'en milieu hospitalier.

