Les services de néonatologie de la province arrivent difficilement à prendre en charge les prématurés. Une mère de Laval a été obligée d’accoucher à Sherbrooke, aucune place n’étant disponible à Montréal.
En décembre 2008, des médecins de la Cité de la Santé de Laval apprenaient à Isabelle Rheault que sa grossesse ne pourrait être menée à terme à leur établissement. Il fallait la transférer vers un hôpital spécialisé en néonatologie. «Mon mari et moi avons pensé à Sainte-Justine, mais les médecins nous ont annoncé qu'ils cherchaient tant bien que mal un hôpital qui pourrait nous accueillir puisque aucune place n'était disponible dans les centres de néonatologie du grand Montréal!» raconte-t-elle.
La maman mettra finalement son petit garçon au monde le 21 décembre au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke. «Nous résidons à Montréal et nous ne nous attendions pas à devoir nous rendre aussi loin pour recevoir des soins spécialisés que l'on trouve au coin de la rue, confie Mme Rheault. La solution s'avérait néanmoins la moins problématique puisque Québec, Ottawa et Sudbury avaient été envisagés!»
Ces dernières années, les services de néonatologie de la province ne parviennent plus à répondre aux besoins grandissants de la population. Le plus grand recours aux moyens artificiels d'aide à la fécondation et la hausse du nombre de naissances ont entraîné une augmentation du nombre de naissances prématurées. La pénurie d'infirmières et de médecins spécialistes rend également la tâche difficile aux centres hospitaliers qui possèdent une expertise en néonatologie.

