Les enfants plus vulnérables aux catastrophes
Les chercheurs présents à la conférence ont également relevé une plus grande vulnérabilité par rapport au stress chez les enfants ayant subi une catastrophe naturelle. Gordon McBean, prix Nobel, professeur et directeur des sciences politiques à l'Institut de prévention des sinistres catastrophiques de l'Université de Western Ontario, souligne que «les enfants peuvent être particulièrement vulnérables aux désastres naturels parce que leur perception du danger n'est pas complètement développée. Ils ont besoin d'aide pour se protéger et adopter des attitudes préventives».
Stacy Overstreet, professeure agrégée au département de psychologie de l'Université Tulane, confirme que les catastrophes naturelles représentent chez les enfants un facteur de risque important d'apparition d'un problème de santé mentale. Ses recherches ont démontré qu'un an après le passage de l'ouragan Katrina, 55,3 % des enfants vivant dans des logements subventionnés au Mississippi avaient connu des difficultés émotionnelles ou comportementales qui n'existaient pas avant cet événement. De l'anxiété, une dépression ou un trouble du comportement ont aussi été diagnostiqués chez des enfants habitant le Mississippi et la Louisiane, qui ont été fortement frappés par Katrina.
Soutenir femmes enceintes et enfants
Le but de la conférence était de concevoir un plan visant à déterminer la meilleure façon de diriger les recherches sur les femmes enceintes durant des catastrophes naturelles et d'ainsi mettre sur pied des interventions et stratégies adéquates afin de soutenir les mères dans ces périodes de crise. Les experts visent également à mettre en branle des moyens pour renverser la tendance observée chez les enfants qui ont vécu un choc provoqué par l'ouragan Katrina.
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