Hormonothérapie
Pour les femmes qui ont encore un utérus, l'hormonothérapie représente la forme de traitement la plus efficace pour les bouffées de chaleur et les problèmes d'atrophie génitale. Les hormones peuvent être prises par la bouche, sous forme de timbre cutané, de gel ou même sous forme d'application topique au niveau génital. Selon le régime choisi, certaines pourront (ou non) éprouver des saignements menstruels à cause de l'usage du progestatif. Chez les femmes qui ne veulent ou ne peuvent pas prendre d'estrogènes, mais qui ont des bouffées de chaleur importantes, le médecin pourra suggérer d'autres traitements médicamenteux ne contenant pas d'hormones. Quant à l'usage des produits "naturels" pour le soulagement des symptômes de la ménopause, leurs effets sont beaucoup plus mitigés et de très courte durée. Parmi ceux qui ont démontré des effets cliniques positifs, on retiendra l'acté en grappes, le millepertuis et les phyto-estrogènes.

Le médecin tentera toujours de prescrire la plus petite dose requise pour améliorer les symptômes, avec une réévaluation périodique de l'indication et l'efficacité. Pour de nombreuses femmes, après 3 à 5 années de traitement, un sevrage progressif sera indiqué, avec un bon maintien de la qualité de vie. Les effets secondaires du traitement hormonal de la ménopause suscitent plusieurs débats dans la presse médicale. Parmi eux, mentionnons une légère augmentation du risque de cancer du sein (1/1000), une augmentation du risque de cancer de l'utérus pour les femmes qui ne prennent pas de progestatif, et une augmentation du risque des maladies cardiovasculaire, artérielle et veineuse (8-10/1000 femmes), surtout chez les femmes à risque de telles complications. Par contre, une prise soutenue d'hormones en ménopause diminue les risques de cancer du colon et d'ostéoporose.

En conclusion, pour la majorité des femmes, la ménopause représente une étape de transition qui nécessite certaines modifications des habitudes de vie. Un traitement médical pourra être offert, surtout sur la base d'une approche symptomatique, en prescrivant la plus petite dose possible de médicament, pour une période réduite. À l'heure actuelle, il ne semble pas y avoir d'évidence scientifique selon laquelle une thérapie hormonale à long terme en ménopause pourrait prévenir des maladies chroniques, telles les maladies cardiaques.