Le traitement est avant tout préventif :

  • L'arrêt tabagique
    Il est absolument essentiel de cesser de fumer afin de ralentir l'aggravation et la destruction du tissu bronchique. De plus, il faut éviter tous les autres irritants respiratoires.
  • La vaccination
    Il est fortement recommandé de recevoir la vaccination antigrippale (vaccin contre la grippe) et anti-pneumococcique (vaccin contre la pneumonie).
  • Désencombrement bronchique
    Lors de bronchiectasie étendue, le drainage postural et/ou le clapping (tapotements du thorax) sont des éléments essentiels de la prophylaxie et du traitement des complications respiratoires. Ces techniques utilisant l'action de la gravité pour faciliter le drainage des secrétions doivent être pratiquées plusieurs fois par jour. En plus de maintenir la forme générale, l'exercice physique favorise la ventilation, la toux et l'expectoration bronchique par la mobilisation des secrétions. Parfois, l'aide d'un instrument de type Flutter, Tera-pep ou Acapella, provoque des vibrations et une forme de résistance à l'expiration qui peuvent aider au désencombrement.
  • Hydratation et alimentation
    Un apport quotidien suffisant en liquide et une bonne alimentation aident à se sentir mieux et fournissent l'énergie nécessaire.
  • La pharmacothérapie
    Dans le cas de surinfection, le traitement repose sur l'antibiothérapie, les bronchodilatateurs et parfois des corticostéroïdes inhalés. Occasionnellement, des mucolytiques en aérosol peuvent être administrés pour fluidifier les secrétions. L'oxygénothérapie peut être envisagée lors d'insuffisance respiratoire, s'il y a hypoxémie chronique.
Conclusion

La plupart des bronchiectasies sont localisées à un endroit dans les poumons, peu symptomatiques et non évolutives. En général, seulement les personnes avec la forme de bronchiectasie étendue et plus généralisée auront des symptômes.

Dans les formes pures et sévères, il s'agit souvent d'une longue histoire d'infections respiratoires à répétition avec une quantité abondante d'expectorations devenant chroniques parfois purulentes et parfois teintées de sang.

Actuellement, on assiste à une régression de la maladie fort probablement due aux nouveaux traitements d'antibiotiques actifs et au diagnostic précoce et plus précis.