La formation des anévrismes est souvent due à une faiblesse congénitale de la paroi de l'artère, mais certains se forment plus tard durant la vie et sont donc acquis. Les anévrismes peuvent aussi être la conséquence de certaines conditions préexistantes comme l'athérosclérose et l'hypertension artérielle ou se former à la suite d'un traumatisme crânien.

Le risque d'anévrisme est aussi plus élevé chez les patients présentant une polykystose rénale héréditaire, un syndrome d'Ehlers-Danlos, un syndrome de Marfan ou une dysplasie fibromusculaire. Bien qu'on ne croie pas que les anévrismes soient héréditaires, certaines études suggèrent que 7 à 20 % des personnes qui ont subi une rupture d'anévrisme ont un parent au premier ou au second degré ayant déjà eu un diagnostic d'anévrisme cérébral.

Les anévrismes sont plus fréquents entre l'âge de 35 et 60 ans, et ils touchent plus souvent le sexe féminin avec un ratio de 3 femmes pour 2 hommes. On les rencontre rarement chez les enfants et les adolescents.

Même s'ils n'en sont pas directement la cause, certains facteurs influencent le développement des anévrismes et augmentent les risques de rupture. La prise de contraceptifs oraux et la consommation excessive d'alcool en font partie, mais c'est le tabagisme qui vient au premier rang de ces facteurs. On estime que le risque de rupture d'anévrisme est de 3 à 10 fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non-fumeurs et que ce risque augmente avec le nombre de cigarettes fumées. De plus, non seulement les personnes qui continuent de fumer après une rupture d'anévrisme ont plus de risque de développer un nouvel anévrisme, mais selon les chercheurs, les patients fumeurs ont 5 fois plus de risques de souffrir d'un vasospasme après une telle hémorragie.