Si votre médecin, à la suite du questionnaire, pense que vous souffrez de la névralgie, il procédera à l'examen des fonctions du nerf trijumeau, soit la sensibilité de la moitié de la face incluant l'oeil et la cornée et la motricité des muscles masticateurs. Il examinera également les fonctions des nerfs avoisinants et du système nerveux en général. Dans la névralgie du trijumeau «classique» ou idiopathique (synonyme), il n'y a pas d'atteinte des fonctions du nerf. Si votre médecin trouve une atteinte de ses fonctions, il faudra alors soupçonner une névralgie du trijumeau secondaire à une irritation du nerf par une tumeur ou une masse d'une autre nature. Dans ce cas, le traitement consiste à éliminer la cause de l'irritation. Il s'agit toutefois de la minorité des cas. Il faut également éliminer la possibilité d'une sclérose en plaques dont ce serait la première manifestation. Il s'agit encore une fois d'une faible proportion des cas.


Dans les névralgies idiopathiques, il n'y a pas de tumeur. Ce que l'on recherche, c'est un contact entre un vaisseau sanguin et le nerf trijumeau. Ce contact n'est pas toujours visible sur les radiographies, même sur la résonance magnétique nucléaire (RMN) qui est un examen très précis. Donc, même si ce contact est inapparent sur la RMN, on ne peut pas conclure qu'il n'y en n'a pas. C'est la Résonance magnétique nucléaire (RMN ou IRM pour imagerie par résonance magnétique) qui permet de faire la part entre une névralgie idiopathique et une névralgie secondaire.