Le traumatisme craniocérébral (TCC) est un traumatisme causant une destruction ou un dysfonctionnement du système nerveux intracrânien. Il est en général causé par un coup direct ou indirect reçu à la tête. Auparavant, on parlait de commotion cérébrale.
Pour qu'il y ait un traumatisme craniocérébral (TCC), il faut que le cerveau ait été secoué ou frappé directement et que les cellules cérébrales ou neurones et leurs prolongements (axones) aient été endommagés.
Le TCC provoque en général un changement soudain de l'état de conscience qui peut aller d'une confusion minime à un coma profond dans les cas graves. Les interactions de l'individu avec son environnement peuvent alors être diminuées et parfois même éliminées. Ce nouvel état de conscience peut être de très courte durée, ou se prolonger pendant des jours, des mois, voire des années.
Le traumatisme craniocérébral provoque parfois une perturbation des fonctions mentales supérieures en affectant par exemple l'intelligence, la mémoire, le jugement ou le raisonnement. Ces changements se manifestent d'habitude tout de suite après le traumatisme. Les séquelles du TCC peuvent être de courte durée dans les cas légers, ou se prolonger pendant plusieurs mois ou des années dans les cas graves.
La personne atteinte d'un TCC est susceptible de devenir plus irritable ou impatiente, de se contrôler avec difficulté ou de manifester des sautes d'humeur à propos de n'importe quoi. Ces modifications du comportement ou de la personnalité peuvent se manifester au sein de la vie de couple, de la vie familiale ou dans les activités de loisirs. Ce sont souvent ces difficultés comportementales qui persistent le plus longtemps après l'accident, même quand les séquelles physiques se sont en grande partie résorbées.
Le traumatisme craniocérébral cause parfois des troubles neuropsychologiques qui ne sont pas nécessairement en relation directe avec le degré d'atteinte physique ou neurologique. La plupart du temps, un TCC qui provoque des séquelles graves sur le plan physique entraîne également des séquelles importantes sur le plan des fonctions mentales supérieures et de la personnalité.
Les TCC étaient auparavant regroupés sous les vocables «commotion cérébrale» ou «contusion cérébrale».
La commotion cérébrale
On parle de «commotion cérébrale» lorsque le cerveau a été secoué durement à l'intérieur de la boîte crânienne. L'ébranlement s'accompagne d'une brève perte de conscience (environ 15 minutes). D'habitude, on ne trouve pas de signes dus à un dommage cérébral précis ou localisé. La commotion cérébrale peut provoquer divers symptômes temporaires dont des céphalées (maux de tête), des étourdissements, des difficultés de concentration et mémorielles, de l'irritabilité et des comportements dépressifs. La commotion cérébrale est suivie d'une courte phase de récupération et, le plus souvent, elle ne laisse pas de séquelles incapacitantes.
La contusion cérébrale
On parle de «contusion cérébrale» lorsqu'on distingue des signes focaux, c'est-à-dire que l'on est en mesure de déterminer qu'un ou des endroits précis du cerveau ont été lésés. Les risques d'épilepsie sont habituellement plus élevés dans le cas d'une contusion cérébrale. Celle-ci entraîne des troubles diversifiés qui peuvent laisser des séquelles. Ce type de blessure est plus grave que la commotion cérébrale et nécessite un temps de guérison plus long.

