La salpingite est une infection des trompes de Fallope habituellement causée par une infection sexuellement transmissible (IST). La chlamydia et les gonocoques sont actuellement les grands responsables des nombreux cas de salpingites, conséquences de relations sexuelles non protégées. On estime que de 70 à 80 % des stérilités d'origine tubaire sont attribuables aux chlamydias.

Les microbes responsables de la salpingite peuvent se transmettre par les rapports sexuels via l'échange de liquides biologiques au contact des muqueuses génitales, orales ou anales. Ce qui veut dire que la chlamydia est transmise principalement par la pénétration vaginale ou anale non-protégée et/ou par le sexe oral (fellation). Elle peut aussi se transmettre de la mère à son bébé lors de la naissance. Elle est rarement transmise par cunnilingus.

Ces bactéries, qui se transmettent lors de rapports sexuels non protégés, se multiplient dans l'appareil génital. Non traités, les germes remontent vers l'utérus pour envahir les trompes et déclencher une salpingite. Il faut en moyenne de deux à trois semaines aux microbes non traités pour remonter jusqu'aux trompes.

L'infection a pour effet de boucher les trompes ou d'en modifier les parois, multipliant les risques d'avortement spontané ou de grossesse extra-utérine. Une femme qui a déjà eu une salpingite a d'ailleurs un risque de grossesse extra-utérine multiplié par six. Mais, parmi les conséquences de la salpingite, c'est l'infertilité qui occupe le premier rang. La salpingite est fréquemment découverte à posteriori lors d'un bilan médical pour infertilité, ce qui confirme la fréquence de l'évolution «silencieuse» de cette maladie.

Plus une femme a souffert fréquemment de cette infection, plus le risque de stérilité est grand: après un épisode, le risque est d'environ 15 %. Après deux, le risque double à 30 % et il atteint 60 % chez les femmes qui ont eu trois salpingites ou plus.