La syphilis, une infection bactérienne transmissible sexuellement, était rare au Canada il y a cinq ans. Or, les taux d'infection sont en hausse, ce qui indique que les personnes ne se protègent pas de façon systématique lors de relations sexuelles.

Contexte

La syphilis se transmet lors de relations sexuelles (orales, génitales ou anales) avec un partenaire infecté. Une femme enceinte atteinte de syphilis peut transmettre l'infection au fotus, ce qui entraîne parfois des anomalies congénitales, voire le décès du fotus. La syphilis peut aussi se transmettre par l'échange de seringues ou par une lésion cutanée, mais c'est plus rare.

Les cas de syphilis étaient rares au Canada durant les années 1990, mais en 2002, il y en avait quatre fois plus qu'en 1997 et cela continue d'augmenter en 2003. Des éclosions ponctuelles contribuent à la hausse du taux national. On rapporte des éclosions chez les travailleurs du sexe du centre-ville de Vancouver, chez des hétérosexuels du Yukon et chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, à Vancouver, Calgary, Toronto, Ottawa et Montréal.

Un simple test sanguin permet de diagnostiquer la syphilis qui se traite facilement au moyen de la pénicilline ou d'autres antibiotiques. Sans traitement, la syphilis évolue en cinq phases :

  • primaire;
  • secondaire;
  • latente précoce;
  • latente tardive; et
  • tertiaire.

La syphilis est infectieuse aux stades primaire, secondaire et latent précoce (moins d'un an). Durant l'étape latente, la syphilis peut progresser vers le stade tertiaire et c'est à ce moment qu'elle peut causer le plus de dommage, affectant le cerveau, les vaisseaux sanguins, le cour et les os. Elle peut éventuellement entraîner la mort.

Ce ne sont pas tous les syphilitiques qui présentent les symptômes de la maladie, d'où l'importance de savoir si on est à risque et comment se protéger.