L'hormonothérapie dès le début de la ménopause
L'omnipraticienne est consciente que son discours n'est pas celui de tous les médecins, certains étant devenus réticents à prescrire l'hormonothérapie à la suite de l'étude. Toutefois, dans sa pratique, elle n'hésite pas à prescrire le traitement hormonal de substitution à ses patientes. D'ailleurs, elle-même admet prendre des hormones depuis 16 ans et n'a pas l'intention d'arrêter.
«L'hormonothérapie est la façon la plus efficace de donner aux femmes l'oestrogène que le corps a cessé de produire. Quoi de plus naturel que de leur redonner des hormones semblables à celles que leurs ovaires ont produit tout au long de leur vie fertile?», questionne-t-elle. C'est pour cette raison, explique la Dre Moreau, qu'il est préférable de commencer le traitement dès le début de la ménopause.
Selon elle, plus on attend, moins les effets bénéfiques se font sentir. C'est d'ailleurs un autre aspect qu'elle reproche à l'étude WHI: «Puisque les chercheurs voulaient des femmes qui n'abandonneraient pas l'étude, il a fallu en trouver qui n'avaient que peu ou pas de symptômes. L'étude a donc fait appel à des femmes beaucoup plus âgées (de 13 ans plus âgées, en moyenne) que celles à qui on fait habituellement commencer l'hormonothérapie», fait-elle remarquer.

