Une autre maladie?
Ce qui inquiète, ce sont des signes de «virilisation» de la fillette: présence d'acné, augmentation du clitoris, pilosité exagérée et accélération de la croissance. Le médecin songera alors à d'autres pistes, comme une maladie des glandes surrénales ou le syndrome des ovaires polykystiques. Une absence de masse surrénalienne à l'échographie et un taux normal de 17-hydroxyprogestérone sont déjà des résultats rassurants; d'autres analyses plus ou moins complexes viseront à ramener tous ces signes particuliers vers la normalité... et les largesses qu'elle comporte.
Adrénarche précoce et embonpoint
On note davantage d'adrénarche précoce chez les fillettes avec gain de poids ou souffrant d'embonpoint. Même tendance à la précocité chez les prématurées, avec ou sans autres particularités métaboliques. Les petites filles adoptées ayant souffert de malnutrition, puis ayant gagné du poids rapidement une fois installées dans leur famille d'accueil, peuvent aussi afficher ces signes de précocité.
Enfin, pour des raisons encore mal comprises, les enfants haïtiens, jamaïcains, afro-américains ou africains ont une tendance naturelle pour la pubarche prématurée.
Même si tout a l'air normal, il faut revoir les enfants en consultation pour la suite des choses. C'est qu'il faut surveiller l'apparition d'autres signes pubertaires ou de virilisation. Mais en attendant, on peut rassurer tout le monde... La physiologie a de ces surprises et le poil, convenons-en ici, est parfois un faux messager. Dans notre nostalgie soixante-huitarde, la pilosité est signe de noblesse, tandis que les adolescents «modernes» s'évertuent à s'épiler.
Nouveau diction: poils prématurés, idées périmées. Bonjour la maturité!
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