Francine Gervais, une Montréalaise survivante d'un cancer du sein, a reçu une prescription de tamoxifène après une chirurgie et une chimiothérapie. «J'ai été diagnostiquée il y a plus de sept ans. On m'a enlevé deux tumeurs, puis j'ai dû subir une mastectomie. Après avoir terminé mes cinq années de traitement, j'ai eu l'impression d'avoir gagné la bataille. Je n'étais pas réellement consciente des risques de récidive de mon cancer.»

L'histoire de Francine correspond à la réalité de bien des femmes qui sous-estiment le risque de récidive de leur cancer du sein.

Les questions à poser à votre médecin
Afin de corriger ce manque de suivi et veiller à ce que le rétablissement des femmes atteintes d'un cancer du sein se fasse d'une manière plus positive et rassurante, le RCCS recommande fortement aux femmes de parler avec leur médecin et de leur poser les questions suivantes:

- Les femmes atteintes d'un cancer du sein qui reçoivent actuellement un traitement standard devraient demander à leur médecin: «À quel type de risque suis-je exposée?».

- Les femmes atteintes d'un cancer du sein qui ont terminé leur traitement standard devraient demander à leur médecin: «Quelles sont les étapes à suivre et quelles sont mes options?».

- Les femmes atteintes d'un cancer du sein qui ont terminé leur traitement (peu importe depuis combien de temps) devraient demander à leur médecin: «Qu'y a-t-il de nouveau depuis que mon traitement est terminé et quelles sont mes options?».

«Ces questions devraient aider les femmes à déterminer les risques auxquels elles sont exposées ainsi que les options thérapeutiques offertes une fois les cinq années de traitement terminées», affirme la Dre Dominique Synnott, chirurgienne générale en chirurgie oncologique à l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal. «Malgré qu'il y ait un risque de récidive du cancer, les lignes directrices sur le traitement du cancer soutiennent que les options thérapeutiques post-chirurgicales existantes, comme les inhibiteurs de l'aromatase, peuvent sauver des vies, même pour les patients ayant prolongé leur traitement sur une période de plus de cinq ans.»

Pour Francine Gervais, le fait qu'elle ait pu poser les bonnes questions a eu un impact déterminant dans sa vie. «Je sentais le besoin de discuter plus en profondeur du risque de récidive. Après avoir parlé à mon médecin de mes prochaines étapes, je me sens plus en contrôle et j'ai l'impression de faire le maximum pour éloigner le cancer pour le reste de ma vie», affirme Mme Gervais.