Près des deux-tiers des personnes atteintes d'un cancer avancé auront une certaine douleur. Celle-ci survient pour plusieurs raisons. Par exemple, des cellules cancéreuses peuvent se développer en comprimant un os, un muscle ou un nerf.


Les traitements (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) peuvent aussi endommager des nerfs situés près de la région traitée. Enfin, la fatigue et les émotions sont susceptibles d'accroître la sensation de douleur et de réduire la capacité à la tolérer.

Toutefois, avoir le cancer ne signifie pas forcément vivre dans la douleur et votre sœur n'a pas à y faire face seule. Même lorsque la cause est connue, la douleur cancéreuse doit être évaluée sur une base continue et régulière. Nous invitons votre sœur à signaler à son équipe de soins ce qui est efficace, ce qui ne l'est pas et si la douleur est maîtrisée ou non. Il est important de la décrire avec autant de détails que possible, comme son emplacement, le moment où elle se manifeste et son intensité sur une échelle de 0 à 10.

Parfois, le médecin modifie ou change le plan de traitement. On gère souvent la douleur selon une approche échelonnée, c'est-à-dire en augmentant graduellement en puissance. La douleur est un phénomène complexe et on associe souvent les médicaments antidouleurs à différentes méthodes (par ex.: la massothérapie, la relaxation profonde). La morphine et l'hydromorphone (Dilaudid) sont des opiacés puissants utilisés pour une douleur plus intense. Une dose supplémentaire pour gérer la douleur entre deux doses régulières (entre-dose) est parfois prescrite. Si c'est déjà le cas, il est important de ne pas attendre que la douleur devienne intense pour prendre cette entre-dose, puisqu'il est plus facile de prévenir la douleur que de la soulager.

Il faut se rappeler que la prise en charge de la douleur est une partie importante du traitement au grand complet. Pour une meilleure compréhension du phénomène, vous pourriez consulter la brochure intitulée Soulager la douleur lorsqu'on a le cancer - Guide pratique.