L'été, c'est fait pour jouer. Mais attention! Mieux vaut doubler de prudence pour que les enfants profitent de la chaleur sans en être victimes.
Avec l'été s'amènent inévitablement quelques périodes de canicule. L'appellation «chaleur accablante» s'applique quand Environnement Canada prévoit 30 °C et un facteur humidex de 40 °C. L'organisme émet alors un avertissement qui devrait alerter nos antennes: ce n'est pas le temps d'aller se promener au soleil. Parce que les enfants, particulièrement les bébés et les enfants de moins de cinq ans, sont particulièrement fragiles aux effets de la chaleur accablante, on devrait limiter nos activités extérieures durant les moments les plus chauds ou, du moins, rechercher l'ombre. En n'oubliant pas de garder en tête de bons trucs pour déclarer la guerre à cette chaleur étouffante.
Petits et fragiles
Les enfants de moins de cinq ans sont plus à risque que les adultes en bonne santé de subir les effets de la chaleur. «Les très jeunes enfants ne peuvent pas exprimer leurs besoins clairement, et c'est pour cela que les parents - ou les éducatrices - doivent être particulièrement vigilants afin de s'assurer que les mesures de préventions décrites ci-après sont mises en application», note Norman King, épidémiologiste de la section Environnement urbain et santé, du Département de santé publique de Montréal.De plus, selon la Direction de santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, la chaleur a des répercussions directes sur les enfants car leur métabolisme est beaucoup plus actif, créant ainsi une chaleur interne plus importante en plus de celle ambiante. De plus, leur corps régularise moins bien les changements de température. Autres différences, leur capacité de sudation (le corps élimine la chaleur par la transpiration), la sensibilité à la soif et leur tolérance générale sont moindres que chez les adultes. La déshydratation les guette davantage car ils ne ressentent pas la soif comme les adultes. C'est à ces derniers que revient la tâche de surveiller les symptômes indiquant que le seuil de vulnérabilité de l'enfant est atteint.

