Le traitement au BCG fait partie des thérapies biologiques (ou immunothérapies) qui consistent à utiliser des substances qui renforcent le système immunitaire pour aider l'organisme à combattre le cancer.
Dans le cas du cancer de la vessie, on y a souvent recours pour traiter des tumeurs superficielles. On utilise, dans la plupart des cas, le bacille de Calmette-Guérin (BCG), un vaccin également employé dans l'immunisation contre la tuberculose. Il renferme des bactéries vivantes, mais affaiblies, qui stimulent le système immunitaire et l'incitent à détruire les cellules cancéreuses de la vessie.
Ce médicament est administré par instillation intravésicale, c'est-à-dire qu'il est injecté directement dans la vessie par le biais d'une sonde insérée dans l'urètre, le conduit qui fait passer l'urine de la vessie à l'extérieur du corps. C'est une intervention qui dure environ deux heures. La fréquence d'administration varie d'une personne à l'autre, mais on répète habituellement le traitement une fois par semaine pendant six semaines. Il arrive parfois que le BCG soit donné à chaque mois, ou aux trois mois, en guise de traitement d'entretien à long terme.
Comme avec tout médicament, il est possible que des effets secondaires surviennent. On parle :
- de symptômes ressemblant à ceux de la grippe, tels que la fièvre, des frissons, des maux de tête, une perte d'appétit, des nausées et des vomissements ou des douleurs musculaires et articulaires;
- de fatigue;
- de troubles de la vessie, tels que la présence de sang dans l'urine, un besoin urgent et fréquent d'uriner ou une miction douloureuse;
- d'une éruption ou d'une irritation cutanée en cas de contact avec la peau;
- d'un risque de réaction allergique chez certaines personnes.


