Soyez assurée que nous aimerions pouvoir répondre à votre question, mais seul le médecin traitant peut se prononcer sur ce que l'avenir réserve à son patient. Pour ce faire, il tient effectivement compte des statistiques de survie propres au type de cancer et au stade de la maladie, mais il examine aussi de nombreux autres facteurs, comme l'état de santé global du patient ou encore la réponse obtenue à la suite d'un traitement.
Dans l'ensemble, la maladie de Hodgkin réagit bien au traitement. Le taux de survie relative après cinq ans pour tous les stades du lymphome hodgkinien (autre nom de la maladie de hodgkin) est de 86 %, ce qui signifie qu'une personne diagnostiquée du lymphome hodgkinien aurait, en moyenne, 86 % de chances de vivre cinq ans (ou plus) à la suite de son diagnostic comparativement à une personne dans la population générale qui n'est pas atteinte de cancer.
Les taux de survie varient cependant en fonction du stade de la maladie. Le stade est une façon de décrire l'étendue du cancer et il s'exprime souvent par les chiffres de 1 à 4. En général, plus le lymphome hodgkinien est diagnostiqué et traité tôt (plus le chiffre du stade est petit), que la tumeur est peu volumineuse et que les symptômes B ne sont pas présents, meilleur est le pronostic. On entend par pronostic l'acte par lequel le médecin évalue comment le cancer affecte la personne atteinte. Les symptômes B comprennent :
- une perte de poids ou une fièvre inexpliqués;
- des sueurs nocturnes;
- une sensation généralisée d'inconfort;
- de la fatigue;
- un manque d'énergie;
- des démangeaisons.
Il faut se rappeler que les statistiques de survie sont très générales, qu'elles se basent sur un grand nombre de personnes atteintes de cancer et, surtout, qu'elles ne permettent pas de prévoir exactement ce qui arrivera à une personne en particulier. Nous vous invitons donc à discuter avec le médecin traitant de cette question de survie qui est très préoccupante, nous le savons.


