On confond souvent fasciite plantaire et «épine de Lenoir». En fait, la fasciite plantaire est une affection douloureuse de l’attache du fascia plantaire sur le talon, ce fascia étant une bande fibreuse qui participe à la forme de l’arche du pied. Rien à voir avec une épine!
Au niveau de l'attache du fascia plantaire sur le talon, il y a parfois une petite excroissance osseuse visible sur une radiographie. On l'appelle épine de Lenoir. Cette épine n'est pas vraiment verticale mais bien horizontale ou parallèle au sol, et donc totalement inoffensive. Ainsi, qu'il y ait ou non présence d'épine de Lenoir, cela ne change rien au diagnostic: la fasciite plantaire est une inflammation du fascia et non pas un problème osseux.
La cause de la fasciite plantaire
La cause de la fasciite plantaire n'est pas bien connue. Elle peut survenir à tout âge, mais le plus fréquemment dans la quarantaine et chez les femmes. Ce n'est pas parce qu'on a trop marché, ni parce qu'on a couru: ça arrive, tout simplement!
Quelques circonstances peuvent néanmoins nous prédisposer à une fasciite plantaire. Par exemple, un mouvement qui exercerait une traction importante sur l'arche, comme grimper de longs escaliers sur le bout des pieds avec une charge sur le dos, ou encore, grimper en montagne. Il y a bien d'autres situations évidentes, comme des chocs directs sur le talon, certaines arthrites ou les pieds plats, qui prédisposent à une fasciite plantaire. L'obésité a déjà été mentionnée dans certains articles, mais ceci ne fait pas l'unanimité.
La douleur au talon
La douleur au talon est le symptôme principal et presque exclusif. Elle survient souvent le matin. Les premiers pas sont plus difficiles, le pied et l'arche semblant plus raides. Ce faisant, un pas normal entraînera une traction à l'attache du fascia plantaire sur le talon et provoquera des douleurs dès le lever.
On peut avoir une sensation d'aiguille ou de couteau qui survient chaque fois que le pied touche le sol, mais là encore, il n'y a aucun rapport avec l'épine de Lenoir.
Rarement la douleur intervient-elle avec le sommeil, le travail ou même le sport. Certes, on modifie à la baisse certaines activités, mais on réussit quand même plus souvent qu'autrement à fonctionner presque normalement.

