Tache mongoloïde, mongolique, ethnique… drôles de termes pour une marque portée par la majorité des enfants de ce monde, à leur naissance. Mais qu’est-ce exactement?
J¿en conviens, la médecine a déjà fait mieux pour trouver le nom d'une caractéristique congénitale. Si les termes n'ont pas l'air politiquement très corrects, ce qu'ils désignent est définitivement bénin. Et bien que les termes «mongolique» ou «mongoloïde» se rapprochent à l'oreille de «mongolien», la tache n'a rien à voir avec la trisomie 21, à laquelle l'évocation du mongolisme se rapporte souvent, dans l'imagerie populaire.
De l'Asie aux Amériques
Cette tache de naissance (ou naevus pigmentaire¿ rien à voir avec les Pygmées) est un petit cadeau que les habitants d'Asie centrale ont légué au génotype humain au cours de l'Histoire. Quelque 90% des bébés asiatiques l'arborent fièrement à la naissance. Mais pas longtemps, car elle disparaît généralement au bout de quelques mois, même si rarement elle se maintient jusqu'à l'âge adulte.
On trouve également la tache mongoloïde chez nombre d'enfants originaires du pourtour méditerranéen et d'Afrique, bien que la peau noire des petits Africains la rende forcément moins visible. Enfin, on la remarque aussi chez les Premières Nations amérindiennes: confirmation de plus que les premiers occupants de l'Amérique sont venus d'Asie via le détroit de Béring.
Tache située dans le dos
La tache mongoloïde apparaît plus rarement chez les petits Caucasiens, les humains à peau blanche originaires de l'Europe. De coloration bleu-vert ou plus rarement bleu-gris, cette tache ressemble à une éclaboussure d'encre. Située quatre fois sur cinq dans le bas du dos, elle semble cachée dans la région du sacrum.
Consultez notre dossier spécial sur les maladies de peau

