Elles sont vraiment nécessaires ces taches humides sous les bras? Indispensable, cette moiteur chronique des mains et des pieds? Nos narines, elles, ne s'y trompent pas. Elles nous informent ipso facto de la forte odeur émanant des aisselles du voisin. Et notre jugement prend vite le relais: «Décidément, il y a des gens qui ne se lavent pas!» Pourtant, ces pauvres affligés auraient beau se savonner sous la douche pendant des heures et des heures, ils commenceraient à dégager de fortes odeurs à peine trente minutes après leurs méthodiques ablutions. C'est bien malgré eux. Puisqu'ils souffrent, à leur grand désarroi, d'hyperhidrose. Pour eux la chaleur accablante est quotidienne. 

Aisselles inondées

Ce qui se passe: deux types de glandes sudoripares sont responsables de la sueur aux aisselles. D'abord, les eccrines, situées un peu partout sur le corps, sécrètent un liquide clair qui entre en jeu dans le phénomène de la thermorégulation.

Puis, les apocrines produisent à leur tour un liquide visqueux, dont se délectent les bactéries vivant normalement à la surface de la peau. Il en résulte des composés volatils azotés (gaz), particulièrement malodorants.

Les personnes qui transpirent abondamment aux aisselles n'ont habituellement pas de problème d'odeurs puisque leur transpiration profuse lessive littéralement les bactéries. Mais elles doivent consacrer une part exagérée de leur budget à l'achat de chemises!

Des solutions: les antisudorifiques à base de sels d'aluminium sont efficaces parce qu'ils créent un petit bouchon scellant à la sortie de la glande. Les sels de chlorure d'aluminium donnent de meilleurs résultats, mais sont aussi plus irritants que ceux de chlorhydrate d'aluminium. Les concentrations varient selon les ingrédients utilisés. Des concentrations élevées présentent l'inconvénient d'irriter davantage la peau. À noter, le produit Hydrosal gel® serait mieux toléré que les autres pour la même concentration d'aluminium parce qu'il est mélangé à un gel d'alcool plutôt qu'à une solution.

Les déodorants ne sont rien d'autre que des parfums, qui camouflent les odeurs. Ils ne bloquent pas le processus de transpiration et les huiles essentielles qu'ils renferment s'avèrent parfois très irritantes pour la peau.

Certains choisissent la pierre, qu'ils croient plus naturelle. Si elle fonctionne, c'est qu'elle dégage de l'aluminium quand on la frictionne sur la peau.

Pour les cas réfractaires, le Botox peut représenter un ultime recours.