Frédéric Langlois définit le perfectionnisme sain comme la tendance à vouloir toujours améliorer ses performances, tout en ayant des attentes réalistes. De son côté, le perfectionniste malsain s'impose des standards d'excellence extrêmement difficiles, voire impossibles à atteindre.

Caractéristiques d'un perfectionnisme malsain

Voici quelques-unes des caractéristiques associées au perfectionnisme malsain:

- la valeur de la personne dépend de ses succès et de sa réussite;
- conclure que tout est mal dès que tout n'est pas parfait;
- forte tendance à l'autocritique;
- avoir des buts impossibles à atteindre;
- recherche excessive de la perfection dans tout;
- fonctionne sur le mode du tout ou rien;
- le sentiment de «devoir» toujours en faire plus;
- la notion de plaisir est absente;
- on accumule les retards à trop vouloir bien faire;
- doute constant quant à ses propres performances.

Comment devient-on perfectionniste?

De nombreuses recherches ont démontré que des traits de personnalité, dont le perfectionnisme, seraient héréditaires. Ce n'est pas parce que papa ou maman était perfectionniste que l'enfant le deviendra, mais certaines personnes seraient davantage prédisposées que d'autres au perfectionnisme.

L'apprentissage jouerait un rôle majeur dans le développement d'un trait de personnalité perfectionniste. Beaucoup de perfectionnistes ont grandi auprès de parents pour qui la valeur d'un individu était mesurée en fonction de ses succès. Ces parents transmettent leurs exigences personnelles très élevées à leurs enfants, lesquels ont l'impression qu'ils ne seront aimés qu'à condition d'atteindre les standards d'excellence.

Enfin, l'influence socioculturelle n'est pas à négliger. Des adolescents dont le cercle d'amis est très compétitif auront plus tendance à devenir perfectionnistes que d'autres, tout comme les individus qui évoluent dans une société où seule l'excellence est valorisée.