Pour la deuxième fois depuis une semaine, vous êtes réveillé en pleine nuit par les cris de votre enfant. S'agit-il d'un cauchemar ou d'une terreur nocturne? Puisqu'il s'agit de deux troubles bien distincts, la façon de réagir ne devrait pas être la même. Encore faut-il savoir quoi faire.
Qu'est-ce qu'un cauchemar?
Les cauchemars sont de mauvais rêves qui réveillent l'enfant, lui laissant un sentiment de peur. Ils durent généralement quelques minutes, sont plus fréquents chez les jeunes de 5 à 15 ans, et perturbent environ 5 % des enfants de façon régulière et 20 à 30 % des autres de façon occasionnelle. Les cauchemars surviennent habituellement vers la fin de la nuit ou aux petites heures du matin, pendant la phase de sommeil paradoxal (ou sommeil de rêve). Les cauchemars les plus fréquents chez l'enfant sont peuplés de monstres, de sorcières et de dragons. Un cauchemar peut provoquer chez l'enfant une frayeur intense mais, contrairement aux terreurs nocturnes, il y a peu de manifestations physiques. L'enfant qui est réveillé par un cauchemar retrouve rapidement une conscience normale et peut bien souvent raconter ce mauvais rêve.
Qu'est-ce qu'une terreur nocturne?
Si les cauchemars effraient les enfants, les terreurs nocturnes risquent aussi d'effrayer les parents. Contrairement aux cauchemars, les terreurs nocturnes surviennent environ deux à trois heures après le coucher, durant le sommeil lent profond. Les terreurs nocturnes prennent l'allure suivante: l'enfant est confus, a l'air terrifié, transpire, s'agite dans tous les sens, crie et a les yeux ouverts. Il est facile de s'y méprendre, mais à la différence d'un cauchemar, l'enfant reste endormi. Il ne vous reconnaît pas et n'a pas conscience de ce qui lui arrive. En général, l'enfant retrouve le sommeil dans les 20 minutes qui suivent et n'a aucun souvenir de l'événement le lendemain matin. Même si elles peuvent paraître effrayantes, les terreurs nocturnes ne sont pas dangereuses en elles-mêmes et sont plus rares que les cauchemars. Elles surviennent le plus souvent chez les enfants de 18 mois à 6 ans (3 %), et touchent surtout les garçons.

